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Claudio Abbado, Riccardo Chailly, Giovanni Antonini, Georges Prêtre ou Riccardo Muti dans 44 productions d’opéras, 26 concerts et 8 ballets : voilà ce qui attend les mélomanes sur la plateforme de vidéo à distance du théâtre milanais.
Bonne nouvelle ! Alors qu’une partie de son offre de spectacles et concerts à voir en VOD était jusque-là payante, le prestigieux théâtre milanais a annoncé que dès ce 1er septembre, tout serait gratuit sur sa plateforme LaScalaTV. Ce changement intervient, précise un communiqué, « grâce au soutien d’Intesa Sanpaolo », grand groupe bancaire italien. « Le théâtre enrichit ainsi son offre culturelle gratuite en mettant à disposition ses archives vidéo. On pourra y découvrir des contenus dirigés par Chailly, Chung, Gatti, Luisi, Rousset, Scappucci, Young et Viotti, ainsi que les grands classiques avec Abbado et Muti.
Il y a cent-cinquante ans naissait le Festival de Bayreuth, avec la création de L’Anneau du Nibelung. Faisons un rêve, et imaginons que des critiques de votre magazine préféré se soient rendus sur place à cette occasion, et pour quelques autres productions emblématiques de ce cycle.
Debussy le fit en 1888, son professeur Albert Lavignac en tira un livre fondateur (1897), Proust l’évoqua maintes fois dans A la recherche du temps perdu… Le voyage à Bayreuth a valeur de rite initiatique, voire de mythe. Mythe d’autant plus impénétrable que longtemps il fallut s’armer d’années de patience pour avoir ses places au Festpielhaus – ce qui n’est plus tout à fait vrai depuis plusieurs saisons. Pour retracer l’histoire du festival entièrement dévolu aux œuvres de Wagner – encore faut-il rappeler que les opéras de jeunesse que sont Les Fées (1833) et La Défense d’aimer (1836) n’ont pas droit de cité sur la Colline sacrée tandis que Rienzi (1840) y fera son entrée cette année –, faisons un voyage dans le temps, en forme aussi d’exercices de style. Un chemin en six stations forgeant autant d’articles tels que nous aurions pu les écrire si nous avions assisté à ces six productions qui jalonnent l’histoire de la Tétralogie à Bayreuth.
Avant d’être associé à des instruments iconiques (saxophone, trombone et batterie), le jazz s’est construit sur des pratiques héritées ou détournées. Il y a peu de genres comme lui dans l’histoire de la musique.
Le jazz est l’un des genres les plus adaptables et les plus surprenants. Son origine elle-même est un carrefour d’influences. Dans l’histoire de la musique, il s’agit d’une véritable synthèse vivante de traditions. C’est au XIXe siècle que remonte l’origine du jazz. Il s’est formé à partir des chants de travail afro-américains, les work songs, hérités de traditions africaines, et des negro spirituals. Les negro spirituals sont des chants religieux apparus au XVIIIe siècle dans le sud des États-Unis, précurseurs du gospel.
Né le 31 janvier 1797 à Lichtental (ville indépendante à l’époque mais faisant depuis 1850 partie de Vienne), Franz Schubert est le douzième d’une famille très musicienne dont seulement quatre enfants atteindront l’âge adulte. De petite taille (1m56, sans tricher), il sera surnommé par ses amis Schwammerl, ce qui signifie "champignon" (ah ben super les amis).
Notre Schwam...euh, Schubert reçoit une éducation musicale de son père et de son grand frère, mais très vite on s’aperçoit de son talent et il est confié à Michael Holzer, maître de chapelle de la paroisse de Lichtental.
Né à Doborján, en Hongrie (aujourd’hui Raiding en Autriche), le 22 octobre 1811, Franz Liszt est le fils du régisseur du Prince Esterhazy (chez qui Joseph Haydn a également travaillé pendant 30 ans). Le père est musicien et il offrira un piano à son fils rapidement. Celui-ci donne à neuf ans sa première représentation publique et enthousiasme plusieurs mécènes hongrois qui lui permettent de poursuivre de sérieuses études musicales.
Elle est née il y a 167 ans, le 22 avril 1858… la compositrice britannique Ethel Smyth a mis l’engagement et la lutte pour les droits des femmes au cœur de sa vie et de son œuvre musicale. L'une de ses œuvres les plus célèbres en témoigne : sa Marche des femmes.
Rares sont les musiciens et les musiciennes à avoir marqué l’histoire musicale et politique de manière aussi remarquable qu’Ethel Smyth. Elle fut la première femme acceptée au conservatoire de Leipzig en 1877. La première femme à voir l’un de ses opéras monté par le Metropolitan Opera of New York en 1903. Elle fut aussi une figure incontournable des suffragettes, ces militantes qui luttaient pour obtenir le droit de vote au Royaume-Uni. Ethel Smyth était l’une d’entre-elles. C’est pour elles qu’elle compose son oeuvre la plus célèbre : La Marche des femmes (1910).
La Marche des Femmes a toutes les caractéristiques d’un chant de manifestation… Un rythme martial et une mélodie plutôt facile à chanter pouvant être entonnée à l’unisson par des personnes qui n’ont jamais fait de musique de leur vie. Ce chant composé en 1910 n’a pourtant pas seulement résonné dans les rues…
La plupart des grandes villes occidentales d’importance ont une salle d’opéra d’importance. Certaines ont une architecture tout à fait particulière ou ce petit plus qui les distingue des autres. Une histoire, le souvenir de représentations marquantes, des légendes nourrissent leur réputation qui leur permet d’être dans le top des opéras dans le monde où il faut être allé au moins une fois dans sa vie de mélomane ou de globe-trotter !
Photo : Palais Garnier Paris, vidéo spectacle à la Scala de Milan
Printemps 1849. Camille Urso et son père débarquent à Paris. Leur objectif ? Faire entrer la petite fille âgée de huit ans au Conservatoire de musique. Mais cela est plus compliqué qu’il n’y paraît, même pour la jeune virtuose du violon qui a fait sensation dans sa ville natale de Nantes...
En effet, si l’établissement est officiellement mixte, les filles y sont rarement admises.
En ce 19e siècle, la pratique professionnelle de la musique est plutôt affaire d’hommes. Les jeunes femmes sont encouragées à apprendre à jouer d’un instrument mais seulement en tant qu’activité d’agrément.
Pire encore, certains instruments sont considérés comme "masculins" : la flûte ou le violon sont ainsi réservés aux hommes car ils nécessitent de gonfler les joues ou d’adopter des postures que l’on juge alors indécentes pour les femmes.